El presidente de Senegal, Macky Sall, tiene dos objetivos claros y lo está consiguiendo: seguridad y desarrollo económico

Su política está provocando un revulsivo en este país africano que admira el mundo

M.J.D. / Adeje

El régimen de Dakar aplica un programa para la seguridad interior consensuado con la Unión Europea, forma parte de la misión de paz (Minusma) en la vecina Malí, mantiene la base aérea francesa de Ouakam y ha firmado un pacto de defensa con Estados Unidos.

Pero, además de blindar fronteras, el país se ha embarcado en una política mucho más ambiciosa que apuesta por el desarrollo. Los cincuenta kilómetros que separan el aeropuerto Blaise Diagne de la capital sintetizan esa pretensión de sacudirse tanto la miseria como la amenaza de desestabilización a través de grandes iniciativas. Tras abandonar el aeródromo, construido por el grupo saudí Bin Laden, los visitantes recorren una flamante autopista de pago, llevada a cabo por una empresa francesa, mientras contemplan anuncios con estética de ciencia ficción que hablan de Diamniadio Lake City, ciudad de nueva planta ya en ejecución. Sus lujosas viviendas se antojan destinadas a la elite que, posiblemente, constituye la clientela de los concesionarios automovilísticos que ya jalonan la ruta.

La estética futurista de la arquitectura resalta en un paisaje vasto y plano. La imaginación ha de esforzarse para materializar este plan del conglomerado empresarial Semer, radicado en Emiratos Árabes Unidos. Algunos edificios comienzan a levantarse, pero aún no hay asomo de la retícula vanguardista, con la excepción de su vanguardista centro de conferencias Abdou Diouf, erigido por una empresa turca. Todos los grandes inversores africanos parecen converger en este trayecto, con la excepción de China, que acomete la construcción de una autopista entre las ciudades de Thiès y Touba, eje central necesario para el propósito de convertir a la pequeña república sin grandes recursos naturales en la privilegiada puerta comercial de África Occidental.

Un baño de realidad

El recién llegado conoce el país soñado antes de pisar el real y, tal vez, retenga en la retina las maravillas del Programa Senegal Emergente, potenciado por el presidente Macky Sall, hasta que descubre la cotidianidad de Dakar, una metrópoli densa, sofocante, sin aparente personalidad, como tantas urbes africanas. Desde hace seis años, cuando llegó al poder, este dirigente parece embarcado en una carrera contrarreloj para impedir que el país sahelino sufra la zozobra de Malí y otros Estados limítrofes. La singular naturaleza democrática de la república le otorga un plazo limitado para materializar su propósito. 

Versión en francés

Le régime de Dakar applique un programme de sécurité intérieure convenu avec l’Union européenne, fait partie de la mission de paix (Minusma) au Mali voisin, maintient la base aérienne française de Ouakam et a signé un pacte de défense avec les États-Unis.

Mais, en plus de protéger les frontières, le pays s’est engagé dans une politique beaucoup plus ambitieuse et résolue en faveur du développement. Les cinquante kilomètres qui séparent l'aéroport de Blaise Diagne de la capitale synthétisent cette prétention de se débarrasser de la misère et de la menace de déstabilisation par le biais d'initiatives majeures. Après avoir quitté l'aérodrome construit par le groupe saoudien Ben Laden, les visiteurs marchent le long d'une nouvelle autoroute payante, réalisée par une société française, tout en contemplant des publicités à l'esthétique de science-fiction évoquant Diamniadio Lake City, une nouvelle ville. en exécution. Leurs luxueuses demeures semblent destinées à l'élite, qui constitue peut-être la clientèle des concessionnaires automobiles qui jalonnent déjà le parcours.

L'esthétique futuriste de l'architecture se distingue dans un paysage vaste et plat. L’imagination doit s’efforcer de concrétiser ce projet du conglomérat commercial Semer, basé aux Émirats arabes unis. Certains bâtiments commencent à s'élever, mais on ne trouve toujours aucune trace du réseau d'avant-garde, à l'exception de son centre de conférences avant-gardiste Abdou Diouf, construit par une société turque. Tous les principaux investisseurs africains semblent converger dans cette voie, à l'exception de la Chine, qui entreprend la construction d'une autoroute entre les villes de Thiès et de Touba, axe central nécessaire pour convertir la petite république sans grandes ressources naturelles en une porte commerciale privilégiée de l'Afrique de l'Ouest.

Un bain de réalité

Le nouveau venu connaît le pays de ses rêves avant de marcher sur le réel et conserve peut-être dans la rétine les merveilles du Programme Sénégal émergent, piloté par le président Macky Sall, jusqu'à ce qu'il découvre le quotidien de Dakar, métropole dense et suffocante, sans Personnalité apparente, comme tant de villes africaines. Pendant six ans, lorsqu'il est arrivé au pouvoir, ce dirigeant a semblé s'engager dans une course contre la montre pour empêcher le pays sahélien de souffrir de la détresse du Mali et des autres États limitrophes. Le caractère démocratique unique de la république lui confère un terme limité pour concrétiser son objectif.