El presidente de Costa de Marfil niega que la orden de arresto contra el líder opositor Guillaume Soro tenga que ver con las elecciones

La oposición afirma que el actual presidente quiere eliminar a su principal adversario

M.J.D. / Adeje

El presidente de Costa de Marfil, Alassane Ouattara, ha afirmado que “no tiene prisa” por decidir si se presenta a un tercer mandato en las elecciones presidenciales, previstas para finales de octubre.

“El presidente Alassane Ouattara no ha tomado su decisión”, ha dicho el mandatario en declaraciones a la cadena de televisión británica BBC. “Tengo hasta finales del mes de julio para tomar una decisión, no hay motivos para precipitarse”, ha agregado.

Asimismo, ha resaltado que las elecciones “serán libres, justas y transparentes”. “La fecha es el 31 de octubre (...) y todo el mundo puede presentarse al cargo, siempre y cuando la Constitución y la ley electoral lo permitan”, ha señalado.

Ouattara ha negado además que la orden de arresto emitida recientemente contra su antiguo aliado y actual crítico Guillaume Soro tenga relación con los comicios. “Eso es un absoluto sinsentido, todo el mundo lo sabe”, ha valorado.

“Creo que es un proceso que está en manos de un tribunal y él debería volver (al país) para hacer frente a los tribunales, eso es todo”, ha remachado el mandatario marfileño.

Costa de Marfil ha sufrido un aumento de la tensión política en los últimos meses y la semana pasada la Fiscalía acusó a Soro, un antiguo líder rebelde y actual candidato opositor a las elecciones, de preparar un intento de golpe de Estado.

Soro, de 47 años, dirigió el intento de golpe de Estado fallido de 2002 contra Gbagbo, entonces presidente. Tras las elecciones de 2010 fue Ouattara el que accedió al poder aupado por Soro.

Sin embargo, desde la llegada de Ouattara al poder se habría distanciado de Soro y finalmente dimitió en febrero de su cargo como presidente del Parlamento. Anteriormente, fue primer ministro entre abril de 2007 y diciembre de 2010 --bajo la Presidencia de Gbagbo-- y entre abril de 2011 y marzo de 2012, ya con Ouattara en el poder.

Ouattara confirmó a principios de mes que planea una modificación de la Constitución de cara a las presidenciales, si bien no detalló que cambios podrían introducirse en el texto.

Sin embargo, aseguró que estos cambios “no excluirán a nadie”, en medio de las especulaciones en torno al establecimiento de un límite de edad, lo que podría eliminar como candidatos a sus principales rivales, el expresidente Laurent Gbagbo y Henri Konan Bedie.

Todo apuntaba a que Ouattara apoyaría a su primer ministro, Amadou Gon Coulibaly, como candidato a las presidenciales de este año, pero finalmente ha anunciado que buscará la reelección si se presentan Gbagbo y Bedie.

Muchos marfileños temen que otra polémica electoral pueda conducir a una nueva oleada de violencia como la registrada tras los comicios de 2010, que remachó una década turbulenta en la que Costa de Marfil tiró por tierra años de avance próspero y estable.

Versión en francés 

Le président de la Côte d'Ivoire nie que le mandat d'arrêt contre le chef de l'opposition Guillaume Soro a à voir avec les élections

L'opposition affirme que le président actuel veut éliminer son principal adversaire

Le président de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, a affirmé "qu'il n'est pas pressé" de décider de présenter ou non un troisième mandat lors des élections présidentielles, prévues fin octobre.

"Le président Alassane Ouattara n'a pas pris sa décision", a déclaré le président dans des déclarations à la chaîne de télévision britannique BBC. "J'ai jusqu'à fin juillet pour prendre une décision, il n'y a aucune raison de se précipiter", a-t-il ajouté.

Il a également souligné que les élections "seront libres, équitables et transparentes". "La date est le 31 octobre (...) et tout le monde peut se porter candidat, tant que la Constitution et la loi électorale le permettent", a-t-il déclaré.

Ouattara a également nié que le mandat d'arrêt émis récemment contre son ancien allié et actuel critique Guillaume Soro soit lié aux élections. "C'est un non-sens absolu, tout le monde le sait", a-t-il déclaré.

"Je pense que c'est un processus qui est entre les mains d'un tribunal et qu'il devrait retourner (dans le pays) pour faire face aux tribunaux, c'est tout", a déclaré le président ivoirien.

La Côte d'Ivoire a connu une augmentation des tensions politiques ces derniers mois et la semaine dernière, l'accusation a accusé Soro, un ancien chef rebelle et candidat actuel de l'opposition, de préparer une tentative de coup d'État.

Soro, 47 ans, a mené la tentative de coup d'État ratée en 2002 contre Gbagbo, alors président. Après les élections de 2010, c'est Ouattara qui a accédé au pouvoir promu par Soro.

Cependant, depuis l'arrivée de Ouattara au pouvoir, il aurait pris ses distances avec Soro et aurait finalement démissionné en février de son poste de président du Parlement. Auparavant, il a été Premier ministre entre avril 2007 et décembre 2010 - sous la présidence de Gbagbo - et entre avril 2011 et mars 2012, déjà avec Ouattara au pouvoir.

Ouattara a confirmé plus tôt ce mois-ci qu'il prévoyait une modification de la Constitution pour les élections présidentielles, bien qu'il n'ait pas précisé quels changements pourraient être apportés au texte.

Cependant, il a déclaré que ces changements "n'excluraient personne", au milieu des spéculations sur la fixation d'une limite d'âge, ce qui pourrait éliminer comme candidats ses principaux rivaux, l'ancien président Laurent Gbagbo et Henri Konan Bedie.

Tout indiquait que Ouattara soutenait son Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, en tant que candidat aux élections présidentielles de cette année, mais il a finalement annoncé qu'il allait se faire réélire si Gbagbo et Bedie se présentaient.

De nombreux Ivoiriens craignent qu'une autre controverse électorale puisse conduire à une nouvelle vague de violence telle que celle enregistrée après les élections de 2010, qui a mis fin à une décennie mouvementée au cours de laquelle la Côte d'Ivoire a jeté des années de progrès prospères et stables sur le terrain.