Lo que pienso de los revolucionarios del 29 de junio

Serge Spoir Motumba (*)

Decidí hacer política de lo contrario, si se lo repito a la envidia. Y para eso, sé que no correspondo a la idea de que algunos, a menudo neófitos y nuevos conversos, hacen de esta ocupación que es como un apostolado.

En los últimos tiempos, una horda ha irrumpido en este campo que he arado desde mi tierna juventud, con el deseo de participar en la evolución de mi país. Estos terroristas de corta distancia están causando estragos en la única herramienta de expresión disponible para ellos, Internet.

Y recordamos esta idea de Umberto Eco de que “las redes sociales daban el derecho de hablar con legiones de imbéciles que antes, solo hablaban en el bar...y no hacían daño a la comunidad…”

Hoy en día, tienen el mismo derecho a otorgar un Premio Nobel. Es la invasión de los imbéciles. Y nos imaginamos el daño que pueden hacer a la comunidad. En un momento dado, un líder político debe saber cómo decir “demasiado es demasiado”.

Pero al hacerlo, sé que solo tengo la capacidad de controlar mis propias tropas. Entonces, les pido a mis hermanos que disciplinen a quienes los reclaman y sus formaciones.

El pasado sábado 29 de junio, personas salieron a las calles de Ginebra, dicen que decidieron interrumpir la estadía del señor Biya y su esposa.

Los personajes omnipresentes que se piensa que piensan que son revolucionarios han ensuciado una vez más la imagen de Camerún en el extranjero. He pedido la opinión del líder político que soy, en relación con esta acción. Obviamente lo he condenado recordando que todos luchamos por la salida del señor Biya, pero no utilizamos la misma estrategia.

Así que, como de costumbre, los simpatizantes de esta tendencia han caído sobre mí en Internet con los brazos cortos. Yo estaba preocupado por estos insultos. Estos exegetas en este asunto me enseñaron que yo no era ni un oponente bueno ni real.

Derrotaré el sistema Biya a mi manera y no bajo los abucheos de personas sin compromiso político. Decidí hacer política de manera diferente, incluso explicando día tras día a mis conciudadanos los conceptos que las personas sin cultivar se jactan sin vergüenza.

Porque si entendiera bien, los perturbadores de las calles de Ginebra serían revolucionarios, una brigada que habría decidido ahuyentar al que está al frente del Estado de Camerún, vandalizando y saqueando las embajadas, perturbando los conciertos de los valientes.

Cuando veo a estas personas que son malos actores, como niños imitando a las viejas panteras negras o guerrilleros, en sus trajes de combate de la escuela, me digo que la simple caridad me obliga a darles una o dos actualizaciones. punto. Si decidí hacer la política de manera diferente, también está utilizando una pedagogía abundante.

Las revoluciones no se hacen en el extranjero sino en el país para conquistarlo. Estas personas pueden venir a Camerún, acampar en Etoudi o Nvomeka. Tendrán una oportunidad cien veces más para echar al señor Biya. Así que haz multitud y actúa como debería, porque la agitación sumaria no da frutos.

Tomar una de las revoluciones más exitosas del siglo XX. Fidel Castro, Che Guevara y sus compañeros no fueron a cazar a Fulgencio Batista en los Estados Unidos. Entraron a los maquis en casa y terminaron derrocando al régimen dictatorial. Más de nosotros, las guerras de independencia tuvieron lugar en los países africanos y nunca en el extranjero. Nada es más cobarde y cruel que esconderse en el extranjero o detrás de seudónimos internacionales para hacer la revolución. Todo lo que tiene éxito es empañar la imagen de su país. Y de los que se dice que apoyan.

Decidí hacer política de manera diferente, sin odio ni pasión destructiva, mi única pasión por el amor de mi país y la búsqueda de su desarrollo. Con la no violencia, Mandela, Gandhi, Martin Luther King prevalecieron sobre poderes que uno hubiera pensado que eran insumergibles. Sé que la violencia puede ser usada cuando es esencial.

Tengo admiración sin límites por Fidel Castro, Amilcar Cabral, Samora Machel y otros combatientes que lucharon para liberar a las personas del yugo del imperialismo.

Espero que todos mis colegas en otras partes, especialmente los que estos personajes de circo deshonran blandiendo sus retratos, condenan sin reservas estas bandas gritando en las redes sociales y las calles de las capitales europeas.

Si lo que dije después de la entrevista televisiva los sorprendió, lo recibo con satisfacción y lo considero un cumplido. También espero que sus eructos sean como sacudidas al final de sus estupas pueriles.

Espero que esta vez haya sido muy claro y que ahora sepan lo que pienso de ellos y el único consejo que puedo darles: ya sea que vengan a luchar contra su enemigo dentro de su país. O bien están en silencio y dejan de arrastrar la imagen de nuestro país en el barro.

Versión en francés

J’ai décidé de faire la politique autrement, dussé-je le répéter à l’envie. Et pour cela, je sais que je ne corresponds pas à l’idée que certains, souvent des néophytes et des nouveaux convertis, se font de cette occupation qui s’apparente à un apostolat.

Ces derniers temps une horde a fait irruption dans ce champ que je laboure depuis ma plus tendre jeunesse, dans le désir de participer à l’évolution de mon pays. Ces terroristes à la petite semaine sèment une pagaille monstre sur le seul outil d’expression à leur portée, l’internet.

Et l’on se souvient de cette pensée d’Umberto Eco selon laquelle « les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui avant, ne parlaient qu’au bar… et ne causaient aucun tort à la collectivité…

Aujourd’hui, ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel. C’est l’invasion des imbéciles ». Et l’on imagine le tort qu’ils peuvent causer à la communauté. A un moment donné, un leader politique doit savoir dire « trop c’est trop ».

Mais ce faisant, je sais que je n’ai que la capacité de maîtrise de mes propres troupes. Alors, je demande à mes confrères de discipliner celles qui se réclament d’eux et de leurs formations.

Le samedi 29 juin, des individus sont sortis dans les rues de Genève, décidés disent-ils, à perturber le séjour de Mr Biya et son épouse.

D’ubuesques personnages dont on pense qu’ils pensent qu’ils sont des révolutionnaires, ont une fois de plus sali l'image du Cameroun à l'étranger. 0n a demandé l’avis du leader politique que je suis, par rapport à cette action. Je l’ai évidemment condamnée en rappelant que nous luttons tous pour le départ de Mr Biya, mais n'usons pas de la même stratégie.

Alors, comme à leur habitude, les sympathisants de cette tendance me sont tombés dessus sur Internet à bras raccourcis. On m’a agoni d’injures. Ces exégètes en la matière m’ont appris que je n’étais ni un bon, ni un vrai opposant.

Je vaincrai le système Biya à ma manière et non sous les somations et les huées de personnes sans engagement politique. J’ai décidé de faire de la politique autrement, notamment en expliquant jour après jour à mes concitoyens les concepts que des individus incultes galvaudent sans vergogne.

Car si j’ai bien compris les perturbateurs des rues genevoises seraient des révolutionnaires, une brigade qui aurait décidé de chasser celui qui est à la tête de l'Etat du Cameroun, en vandalisant et en pillant les ambassades, en perturbant les concerts de braves artistes hors du Cameroun.

Quand je vois ces gens grimés en mauvais comédiens, comme des enfants imitant les anciens black panthers ou les guérilleros, dans leur tenues de combat de cours de récréation, je me dis que la simple charité m’oblige à leur apporter une ou deux mises au point. Si j’ai décidé de faire la politique autrement, c’est aussi en usant abondamment de pédagogie.

Les révolutions ne se font pas à l’étranger mais dans le pays à conquérir. Ces gens peuvent venir au Cameroun, camper à Etoudi ou à Nvomeka. Ils auront cent fois plus de chance de débusquer Mr Biya. Faites donc foule et agissez comme il le faut, car l'agitation sommaire ne porte pas fruit.

Prenons l’une des révolutions les plus réussies du 20ème siècle. Fidel Castro, Che Guevara et leurs compagnons ne sont pas allés traquer Fulgencio Batista aux Etats Unis. Ils sont entrés dans le maquis chez eux et ont fini par renverser le régime dictatorial. Plus prêt de nous, les guerres d’indépendances se sont passés dans les pays africains et jamais à l’étranger. Rien de plus lâche et de plus veule que de se cacher à l’étranger ou derrière des pseudonymes internautiques pour faire la révolution. Tout ce que l’on réussit, c’est salir l’image de son pays. Et de ceux qu’on prétend soutenir.

J’ai décidé de faire de la politique autrement, sans haine ni passion destructive, ma seule passion allant à l’amour de mon pays et à la recherche de son développement. Avec la non violence, Mandela, Gandhi, Martin Luther King l’ont emporté sur des puissances que l’on aurait crues insubmersibles. Je sais que l’on peut recourir à la violence quand c’est indispensable.

J’ai une admiration sans borne pour Fidel Castro, Amilcar Cabral, Samora Machel et tous les autres combattants qui se sont battus pour libérer les peuples du joug de l’impérialisme.

J’attends que tous mes homologues des autres partis, notamment ceux que ces personnages de cirque déshonorent en brandissant leurs portraits, condamnent sans aucune réserve, ces bandes qui hurlent dans les réseaux sociaux et les rues des capitales européennes.

Si mes propos à la suite de l’interview à la télévision les ont choqués, je m’en félicite et considère cela comme un compliment. J’espère aussi que leurs éructations sont comme des soubresauts de la fin de leurs simagrées puérils.

J’espère que cette fois-ci j’ai été bien clair et qu’ils savent désormais ce que je pense d’eux et le seul conseil que je peux leur donner : soit ils viennent combattre leur ennemi à l’intérieur de leur pays, soit ils se taisent et cessent de traîner l’image de notre pays dans la boue.

(*) Secretario general del partido camerunés PUR