Maixent Accrombessi, ex jefe de personal de Ali Bongo, investigado en Francia por ‘corrupción’

La oposición al régimen de este dictador africano lo considera un ‘objetivo’

M.J.D. / Adeje

Maixent Accrombessi, el ex brazo derecho del presidente de Gabón, fue acusado en París el pasado 17 de noviembre por “soborno pasivo de funcionario público extranjero”, “soborno organizado de soborno pasivo”, “falso y uso”, según fuentes de la judicatura francesa. Alain-Claude Bilie Por Nze, el ministro de Comunicación y portavoz del gobierno, no quiso reaccionar, según publica http://www.jeuneafrique.com.

Transferencias sospechosas

La justicia francesa sospecha que Maixent Accrombessi recibió dinero a cambio de la adjudicación por parte de Gabón de un contrato público de 7 millones de euros a finales de 2005 a Marck Group, una empresa francesa especializada en la fabricación de uniformes militares.

La policía de la Oficina Central Anticorrupción (OCLCIFF) se pregunta sobre varias transferencias, una de alrededor de 300.000 euros y otras seis de un monto total de alrededor de 2 millones de euros, todas emitidas por el grupo Marck en cuentas pertenecientes a empresas administradas por Maixent Accrombessi o familiares, incluido el empresario Seydou Kane.

Este último fue acusado el 20 de noviembre de 2015 por soborno activo y pasivo de funcionario público extranjero, abuso de propiedad corporativa, lavado de dinero organizado, recepción, falsificación y uso de falsificación.

El presidente del Grupo Marck, Philippe Belin, también ha sido acusado en este caso, como parte de las investigaciones sobre el empresario corso Michel Tomi, sobre los contratos entre Francia y ciertos países africanos como Mali.

Objetivo de la oposición

En el momento de los hechos, Maixent Accrombessi ya gravitaba en las esferas del poder de Gabón, ya que era colaborador de Ali Bongo, en ese momento ministro de Defensa de su padre, Omar Bongo. En 2007, la Oficina del Fiscal de París abrió una investigación preliminar.

Se convirtió en el jefe de gabinete de ABO, su arresto en París el 4 de agosto de 2015, y su detención, que duró solo unas horas debido a su inmunidad diplomática, había enojado al presidente de Gabón. “Decimos que queríamos humillar a Gabón por la forma en que se llevó a cabo esta intervención”, dijo Ali Bongo un mes después, desde los escalones del Elíseo, después de una reunión con su homólogo Francois Hollande.

Originario de Benin y naturalizado gabonés, Maixent Accrombessi, de 52 años, ha ocupado el cargo de director del gabinete hasta su partida en el verano de 2016, por razones de salud. Este ex agente de bienes raíces se había convertido en el objetivo preferido de los oponentes de Gabón, que lo acusaron de saquear los cofres del estado y tener demasiada influencia en el presidente Bongo.

Versión en francés

Critiqué par l’opposition gabonaise pour avoir été la cheville ouvrière du système de gouvernance mis en place par Ali Bongo à partir de 2009, Maixent Accrombessi avait été interpellé en août 2015, à Paris, avant d'être relâché.

Maixent Accrombessi, l’ex-bras droit du président du Gabon, a été mis en examen à Paris le 17 novembre dernier pour « corruption passive d’agent public étranger », « blanchiment en bande organisée de corruption passive », « faux et usage de faux », a-t-on appris ce vendredi 22 décembre de source judiciaire. Joint par Jeune Afrique, Alain-Claude Bilie By Nze, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, n’a pas souhaité réagir.

Virements suspects

La justice française soupçonne Maixent Accrombessi d’avoir perçu de l’argent en échange de l’attribution, fin 2005, par le Gabon, d’un marché public de 7 millions d’euros au groupe Marck, une entreprise française spécialisée dans la fabrication d’uniformes militaires.

Les policiers de l’Office central anti-corruption (OCLCIFF) s’interrogent sur différents virements, l’un d’environ 300 000 euros et six autres d’un montant total avoisinant les 2 millions d’euros, tous émis par le groupe Marck sur des comptes appartenant à des sociétés gérées par Maixent Accrombessi ou des proches, dont l’homme d’affaires Seydou Kane.

Ce dernier a été mis en examen le 20 novembre 2015 pour corruption active et passive d’agent public étranger, abus de biens sociaux, blanchiment en bande organisée, recel, faux et usage de faux.

Le président du groupe Marck, Philippe Belin, a aussi été mis en examen dans ce dossier, dans le cadre des investigations sur l’homme d’affaires corse Michel Tomi, concernant des contrats passés entre la France et certains pays africains comme le Mali.

Cible de l’opposition

Au moment des faits, Maixent Accrombessi gravitait déjà dans les sphères du pouvoir gabonais puisqu’il était collaborateur d’Ali Bongo, à l’époque ministre de la Défense de son père, Omar Bongo. Une enquête préliminaire avait été ouverte en 2007 par le Parquet de Paris.

Devenu directeur de cabinet d’ABO, son interpellation à Paris, le 4 août 2015, et sa garde à vue, qui n’avait duré que quelques heures en raison de son immunité diplomatique, avaient provoqué la colère du Président gabonais. « Nous disons qu’on a voulu humilier le Gabon par la manière dont cette intervention a été conduite », avait déclaré Ali Bongo un mois plus tard, depuis le perron de l’Élysée, à l’issue d’une rencontre avec son homologue François Hollande.

D’origine béninoise et naturalisé gabonais, Maixent Accrombessi, 52 ans, a occupé le poste de directeur du cabinet jusqu’à son départ, durant l’été 2016, pour raisons de santé. Cet ancien agent immobilier était devenu la cible privilégiée des opposants gabonais, qui l’accusaient de piller les caisses de l’Etat et d’avoir une trop grande influence sur le président Bongo.