Gabón cuenta con un nuevo primer ministro tras el intento del golpe de Estado

El decreto presidencial fue supuestamente realizado por Alí Bongo en Marruecos 

M.J.D. / Adeje 

Gabón amaneció con un nuevo primer ministro nombrado por el presidente, Ali Bongo, anunciaron fuentes oficiales. 

Un decreto del mandatario dio cuenta del cambio en la jefatura de gobierno, para cuya responsabilidad se designó a Julien Nkoghe Bekale, de 56 años, y quien en los últimos años ha ocupado otros cargos ministeriales en el gabinete. Jean-Yves Teale, secretario general de la Presidencia, hizo el anuncio mediante un video divulgado por los medios locales de prensa. Emmanuel Issoze-Ngondet, recién removido de exprimer ministro, ocupará el cargo de mediador de la República, aseguró el funcionario.
El cambio en la jefatura de gobierno se produjo a pocas horas de que los 135 diputados de la Asamblea Nacional asumieron sus responsabilidades, después de haber sido electos el pasado mes de octubre. En los últimos días el país vivió el intento de golpe de estado protagonizado por un reducido grupo de al menos 10 jóvenes militares de la Guardia Republicana. 

Los uniformados tomaron por un momento la sede de la radio y la televisión gabonesa y desde allí el cabecilla de la rebelión, el teniente Kelly Ondo Obiang, leyó una proclama y llamó al levantamiento. En su alocución el jefe sedicioso convocó a instaurar un ‘consejo nacional de la restauración’, ‘salvar del caos’' al país y el retorno de la democracia. El llamamiento no tuvo eco en los cuarteles y solo unas pocas decenas de personas se concentraron en las proximidades de la asonada, según constataron medio locales de prensa. 

La rápida actuación del Ejército y la Policía logró controlar en breve tiempo a los sublevados, dos de los cuales murieron en los enfrentamientos, mientras los restantes, incluido Ondo Obiang, fueron arrestados y puestos a disposición de la Fiscalía. El portavoz del Gobierno gabonés, Guy-Bertrand Mapangou manifestó que ningún cuartel siguió el llamamiento de los golpistas y en poco tiempo los puntos estratégicos de la capital quedaron bajo el control de las fuerzas leales al presidente Ali Bongo Ondimba, quien desde hace dos meses se encuentra en el exterior.
Bongo Ondimba sufrió una fatiga severa, dijeron entonces las autoridades, cuando acudió a una reunión en Arabia Saudita y viajó luego a finales de octubre a Marruecos para atender su salud. 

Versión en francés 

Le Gabon s'est réveillé avec un nouveau Premier ministre nommé par le président Ali Bongo, ont annoncé des responsables. 

Un décret du président a rendu compte du changement de chef du gouvernement, dont la responsabilité a été nommée Julien Nkoghe Bekale, qui a 56 ans, et qui a occupé ces dernières années d'autres fonctions ministérielles au sein du cabinet. Jean-Yves Teale, secrétaire général de la présidence, a fait cette annonce au travers d'une vidéo diffusée par la presse locale. Emmanuel Issoze-Ngondet, récemment limogé de l'ancien Premier ministre, occupera le poste de médiateur de la République, a déclaré le responsable. 

Le changement de chef de gouvernement a eu lieu quelques heures après que les 135 députés de l'Assemblée nationale aient pris leurs fonctions, après avoir été élus en octobre dernier. Ces derniers jours, le pays a connu la tentative de coup d'État menée par un petit groupe d'au moins 10 jeunes soldats de la garde républicaine. 

Les soldats ont pris un instant le quartier général de la radio et de la télévision gabonaises et le chef de la rébellion, le lieutenant Kelly Ondo Obiang, a alors lu une proclamation et appelé le soulèvement. Dans son discours, le dirigeant séditieux appelé à créer un "conseil national de la restauration", à "sauver du chaos" le pays et à rétablir la démocratie. L'appel n'a pas eu d'écho dans la caserne et seulement quelques dizaines de personnes étaient concentrées à proximité du coup d'Etat, selon les médias. 

L'action rapide de l'armée et de la police a permis de contrôler en peu de temps les rebelles, dont deux sont morts dans les affrontements, tandis que les autres, dont Ondo Obiang, ont été arrêtés et mis à la disposition du bureau du procureur. Le porte-parole du gouvernement gabonais, Guy-Bertrand Mapangou, a déclaré qu'aucune caserne ne suivait l'appel des responsables du coup d'Etat et que les points stratégiques de la capitale étaient sous le contrôle de forces loyales au président Ali Bongo Ondimba, qui est depuis deux mois trouver à l'extérieur. 

Bongo Ondimba a été gravement fatigué, ont déclaré les autorités lors d'une réunion en Arabie saoudite, puis d'un voyage au Maroc à la fin du mois d'octobre pour s'occuper de sa santé.