Un destacado político ‘moderado’ de Gabón pide que el discurso de fin de año de Bongo no lo lea otra persona

Toda la sociedad gabonesa está pendiente de lo que pase hoy en Rabat

M.J.D. / Adeje

El discurso a la Nación es una práctica tradicional pero no constitucional. Esto es, al menos, lo que sugiere el ex portavoz de la Mayoría Republicana y Social para la Emergencia, Guy-Christian Mavioga, al decir que “el discurso a la Nación no es un requisito constitucional”. Hace esta declaración en medio de muchas incertidumbres ante el ‘dictador’  Alí Bongo todavía recuperándose en Rabat en Marruecos.

El pueblo espera este discurso tanto circunstancial como solemne, durante el cual el Presidente de la República hace balance del año pasado y de las proyecciones para el nuevo año. “Tradicionalmente puede parecer, no está escrito en la Constitución que el discurso a la Nación es un ejercicio republicano que no debe ignorarse”, piensa Mavioga, quien dice que observó que en Francia, la víspera de la fiesta nacional, 14 de julio de 2017, "Emmanuel Macron no había declamado un discurso ante la Nación. No creó ningún problema, en un momento en particular como la conmemoración del Día Nacional", dijo, y agregó que se debe dar tiempo a Ali Bongo para vigilar su convalecencia. “Si los médicos lo trataron impuso este tiempo de descanso, es porque saben que el Presidente de la República necesita un buen período de pausa para revivir mejor”, considera.

Para él, el discurso a la Nación no es una prioridad, "mientras que la salud es sobre todo". En su lógica, Mavioga espera que Alí Bongo no aparezca ni por cinco a diez minutos cuando, al lado del palacio, algunas indiscreciones ya aseguraron que el presidente será visto y escuchado. “Debemos dejar que siga su convalecencia”, dice el secretario general ejecutivo del Bloque Demócrata Cristiano (BDC). Si está de acuerdo con la transmisión de "un mensaje escrito de una página en todos los medios y en todos los medios", especialmente quiere que no suceda nada. “Nadie ignora el estado de salud del presidente de la República”, insiste. En esta perspectiva, Mavioga entiende que “no sería prudente ver a otra persona leer el discurso en lugar del jefe de estado”.

Unas horas antes de la víspera de Año Nuevo, el debate continúa en torno a este tema y más de uno sigue cuestionándose, esperando que se “vea de frente”. Desde su período de recuperación, Alí Bongo, por así decirlo, apareció dos veces en las pantallas pero de perfil. “Esto no fue suficiente para reafirmar algunas de las opiniones que se ven en este discurso, otra "prueba de vida y mejora del estado de salud del jefe de estado de Gabón”, concluyó.

Versión en francés

Le discours à la nation est une pratique traditionnelle mais non constitutionnelle. C'est du moins ce que suggère l'ancien porte-parole de la majorité républicaine et de l'urgence sociale, Guy-Christian Mavioga, affirmant que "le discours à la nation n'est pas une exigence constitutionnelle". Il fait cette déclaration au milieu de nombreuses incertitudes avant que le "dictateur" Ali Bongo ne se rétablisse encore à Rabat au Maroc. 

Le peuple attend ce discours, à la fois circonstanciel et solennel, au cours duquel le Président de la République dresse le bilan de l'année dernière et des projections pour le nouvel an. "Traditionnellement, il peut sembler qu'il ne soit pas écrit dans la Constitution que le discours à la nation soit un exercice républicain qu'il ne faut pas ignorer", estime Mavioga, qui affirme avoir observé qu'en France, la veille de la fête nationale, le 14 juillet 2017. "Emmanuel Macron n'a pas parlé à la Nation, il n'a pas créé de problème, à un moment donné, comme la commémoration de la fête nationale", a-t-il déclaré, ajoutant qu'Ali Bongo devrait avoir le temps de regarder sa convalescence. "Si les médecins l'ont soigné, il a imposé ce temps de repos, c'est parce qu'ils savent que le président de la République a besoin d'une bonne période de pause pour mieux se réveiller", a-t-il déclaré. 

Pour lui, le discours à la Nation n'est pas une priorité, "alors que la santé est avant tout". Dans sa logique, Mavioga espère qu'Ali Bongo n'apparaîtra pas avant cinq à dix minutes quand, à côté du palais, des indiscrétions ont déjà assuré que le président serait vu et entendu. "Nous devons le laisser poursuivre sa convalescence", a déclaré le secrétaire général du Bloc démocrate-chrétien (BDC). Si vous êtes d'accord avec la transmission de "un message écrit d'une page dans tous les médias et tous les médias", ne veut surtout rien. "Personne n'ignore l'état de santé du président de la République", insiste-t-il. Dans cette perspective, Mavioga comprend "qu'il ne serait pas prudent de voir une autre personne lire le discours à la place du chef de l'Etat". 

Quelques heures avant le réveillon du Nouvel An, le débat se poursuit sur ce sujet et plus d'un le remet en question, dans l'espoir qu'il sera "vu de face". Depuis sa convalescence, Ali Bongo, pour ainsi dire, est apparu deux fois sur les écrans mais de profil. "Cela ne suffisait pas pour réaffirmer certaines des opinions exprimées dans ce discours, une autre" preuve de vie et d'amélioration de l'état de santé du chef de l'Etat gabonais ", a-t-il conclu.